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Patrick répond à vos questions...

Patrick, quel âge as-tu?

35 ans, bientôt 36. Je suis né le 24 février 1970.

 

Que détestes-tu le plus dans ce monde ?

L’hypocrisie et les intérêts vénaux… Je pense que c’est l’argent qui mène le monde, et c’est vraiment dommage…

 

Quelle est ta plus grande angoisse ?

Je ne pense pas avoir d’angoisse particulière. Si nous nourrissons nos angoisses, notre vie devient insupportable. Je préfère nourrir ma confiance et ma foi, qui m’apportent beaucoup plus de sérénité. Je parlerais plutôt de préoccupations globales sur divers sujets, car je ne reste pas insensible à ce qui se passe autour de moi et dans le monde en général.  

 

Quel est le plus beau souvenir de ta vie ?

J’en ai mille au moins (rire). Je suis un amoureux de la vie et je considère que chaque expérience faite a été bénéfique pour moi. Même si ce fut parfois des moments douloureux et difficiles, comme tout le monde en passe certainement, je pense que l’on en ressort toujours grandi. Maintenant, si vous désirez absolument une réponse, je dirais que les naissances de mes quatre enfants furent les plus beaux souvenirs de ma vie. C’est émotionnellement si intense… Mais il y en a encore bien d’autres !

 

Crois-tu en Dieu ?

Il serait vraiment difficile pour moi de ne pas croire en Dieu. De par mes expériences personnelles et en raison de toute la création qui m’entoure, oui je crois en Dieu. Maintenant la bêtise, l’entêtement de l’homme et l’endurcissement de son cœur par rapport à notre monde, ça, je ne le mets pas sur le compte de Dieu, n’en déplaisent à certains. Dieu n’y est pour rien !

Quels rêves n’as-tu pas encore réalisé?

Je suis quelqu’un qui rêve beaucoup, donc il y a vraiment beaucoup de choses à réaliser. Ce qui me tient à cœur particulièrement aujourd’hui, c’est la musique. Le disque que j’enregistre chez Marc Champod à l’Alzac Studio, les projets de collaboration avec d’autres musiciens et chanteurs dans le courant de cette année sont des rêves qui vont se réaliser à court terme. Pour moi les choses arrivent souvent sans que je m’y attende. Je ne suis pas quelqu’un qui veut coûte que coûte réaliser ou vivre quelque chose, je suis assez timide dans le cadre de la musique par exemple, mais si il y a une opportunité, alors je n’hésite pas, je la saisis et je fonce. Je prends simplement ce qui s’offre à moi comme un cadeau, me réjouis de ce qui arrive et surtout, j’y prends du plaisir. Chaque existence, aussi simple soit-elle, non seulement vaut la peine d’être vécue, mais peut devenir extraordinaire et remplies d’expériences magnifiques si l’on sait saisir les choses qui s’offrent à nous.

 

Tu es une personne très « famille » et ceux qui te connaissent bien savent que tu aimes tes enfants du fond du coeur et que tu vis pour eux. Y a-t-il une liaison entre ta passion, la musique, et tes enfants?

Ce serait dramatique si des parents n’aimaient pas leurs enfants ne trouvez-vous pas ? J’aime mes enfants,  il est clair. Je serais malheureux sans eux aujourd’hui. Ils sont la chair de ma chair…Ils  m’apportent tellement. Lorsque je les observe, il y a quelques fois des petits traits de mon caractère qui ressortent et cela m’amuse beaucoup, car souvent, les enfants sont notre reflet. Ils ont leur propre personnalité,  mais ils ont des gestes, des réactions qui vous font penser à vous quelques fois.  Ils sont tellement attentifs à moi comme je le suis pour eux ! L’amour qu’ils ont pour moi se traduit par un dessin, un baiser, une caresse, un mot gentil, un sourire sur leur visage, lorsqu’ils me demandent s’ils peuvent venir sur mes genoux, lorsqu’ils me partagent une expérience, lorsqu’ils me posent des questions…etc.… Je les aime du fond de mon cœur il est vrai. Je me dois d’être là pour eux aussi, car ils ont besoin de moi comme moi j’ai eu besoin de mes parents. Mais je ne dois pas vivre uniquement pour eux. Je me dois de leur donner le meilleur, ce  que j’ai appris en terme d’éducation, leur donner un bon bagage de ce en quoi je crois dans la vie, les aider, les guider peut-être, mais surtout les aimer avant toutes choses. La vie est un chemin de découvertes et de choix. Chacun est responsable de sa propre  vie. Mes enfants seront eux aussi confrontés à faire des choix dans leur vie. S’ils me le demandent, je les guiderai du mieux possible, mais ils auront à vivre leur vie et à choisir ce qui leur semble bon ensuite. Ils auront un parcours qui leur est propre. Donc je vis pour eux, certes, mais pas seulement. Je vis pour moi, pour les autres également. Une vie est un don. Ce que j’ai reçu, je me dois de le donner aussi, et pas seulement à mes enfants. Maintenant pour parler d’une liaison entre mes enfants et la musique, je pense que mon cœur était déjà acquis à la musique avant que les enfants entre dans ma vie. Leur enfance cependant a été remplie de musique forcément. J’ai composé une chanson pour la naissance de mon fils Matthieu-Joshua, j’ai donné à ma première fille le nom que j’avais donné à un groupe de gospel dont j’étais responsable à l’époque. Je me souviens que souvent je leurs chantais une chanson le soir, dans leur chambre, avec ma guitare, avant qu’ils s’endorment. Aujourd’hui, ce sont certainement mes plus fervents admirateurs (rires).

 

Comment t’es venu cette passion pour la musique et la chanson?

Je crois qu’elle est venue tout simplement. J’ai toujours aimé chanter. Depuis tout petit… C’est comme une vocation je crois. 

 Depuis quand chantes-tu? Comment tout a commencé?

Mes grands-parents paternels chantaient très souvent en duo lors de soirées et sans aucun doute, moi qui chante tout d’oreille, j’ai hérité de cela. Je suis un autodidacte. J’ai tout appris dans l’amour et la passion de la musique vocalement parlant. Je pense que mes grands-parents y sont pour quelque chose. Ma grand-maman jouait du piano et me laissait pianoter lorsque j’étais en vacances chez elle. Elle écoutait beaucoup de musique également. Je me souviens d’ heures d’écoute de 45 tours ou de 78 tours de chanteurs comme Yves Montand, Nana Mouskouri, Mireille Matthieu, Claude François, Sheila, Johnny Hallyday, Alain Morisod, Frédéric François, Georges Brassens… Les premières fois où je me suis produit en public, ce fut lors d’une sortie de mes grands-parents paternels avec leurs contemporains.  Je devais avoir cinq ans. Je chantais « les roses blanches » de Ch. L. Pothier et Léon Raiter, une chanson de 1926. La version que j’avais entendue était celle de Jack Lantier. Je me suis rendu à l’avant du car sur les encouragements de mes grands-parents paternels qui étaient assis tout à l’arrière. J’ai pris le micro et j’ai chanté ma chanson. Une fois terminée, je voyais des personnes avec des larmes aux yeux tenant un mouchoir et entendais ce bruit de pièces d’argent et voyaient ces mains, à mon passage, qui me tendaient des Fr. 2.00 et des Fr. 5.00… J’en étais très gêné, car je ne savais pas quoi faire. Je regardais mes grands-parents qui avaient eux aussi les larmes aux yeux. Ils me faisaient signe de les rejoindre au fond du car. Mais les gens insistaient pour me donner leur argent. Mes grands-parents m’ont dit : garde-le, ce sera ton argent de poche ! Ce fut un grand moment pour moi en tous les cas, car je ne pensais pas que les gens allaient avoir une telle réaction.

 

Est-ce que les membres de ta famille sont aussi musiciens ?

Hé bien je ne pense pas trop non. Les seules personnes à qui je pense sont mes grands-parents paternels. Ma grand-maman paternelle nous a quitté en juillet 2003. Mon grand-papa paternel a aujourd’hui 87 ans et se porte comme un charme. Et il chante toujours… (rires)

 

Quels sont tes goûts musicaux?

J’aime vraiment beaucoup de choses dans la musique. J’ai été bercé dans ma jeune enfance aux chansons populaires et suis resté très attaché à ce genre de chansons car elles sont très gaies et divertissantes. Mais je m’intéresse aussi aux chansons à textes qui peuvent me toucher profondément (exemple : Barbara, Cabrel…) à d’autres genres que l’on me fait découvrir parfois comme le Jazz, le classique, la techno, etc… Lorsque j’écoute un artiste, une chanson, une musique, une voix, des textes,  il faut que cela me touche au plus profond de moi. Je découvre ensuite l’univers de l’artiste en écoutant ou en achetant son album. Je suis un grand consommateur de disques et en ce qui me concerne, jamais de téléchargements illégaux, je respecte trop les artistes pour cela. 

 

Quel est ton genre musical?

Si tu regardes dans la rubrique du site « Répertoire », il y a une sélection de 60 chansons, mais j’en chante beaucoup plus encore. Tu verras que le genre musical que je choisis est la variété. J’aime la variété, j’aime la chanter, mais musicalement j’aime beaucoup de choses.

Qui sont tes chanteurs et chanteuses ou groupes préférés?

Matthew Ward, sans hésiter. J’aime son parcours, son cœur, sa voix. Autrement Sheila bien naturellement. Elle a une voix très chaude, chaleureuse. Ceux qui la connaissent mal la campent dans des chansons populaires qui ont fait son succès durant 20 ans, mais depuis 1983, Sheila a donné un nouveau tournant à sa carrière. Même si son côté populaire, nous l’avons tous beaucoup apprécié, il y a une véritable évolution en tant qu’artiste. J’ai fait écouté le dernier album studio de la chanteuse, « Seulement pour toi », à un ami qui travaille dans la musique. Il y a une chanson, « Toutes ces vies » que je reprends sur mon album qui va sortir cette année. En l’écoutant, il m’a avoué : « Je ne savais pas que Sheila avait une voix aussi chaleureuse ». Sheila est une grande chanteuse, il suffit de la redécouvrir aujourd’hui pour réaliser à quel point elle est au top. Du côté des chanteurs, Phil Collins est l’un des meilleurs à mes yeux. Il est auteur, compositeur, interprète. C’est un musicien avec une maîtrise vocale extraordinaire. Un artiste complet quoi. Comme groupe j’aime beaucoup Eurythmics. Annie Lenox a une voix superbe. Autrement, j’aime beaucoup de choses et beaucoup de genres différents.

 

 Depuis quand es-tu un fan de Sheila?

Fan est un bien grand mot. Je préfère « admirateur », c’est plus respectueux pour l’artiste. Depuis tout petit je connais Sheila. C’est sans aucun doute l’artiste la plus médiatisée et la plus populaire des années 60 et 70. Elle a créé un succès énorme avec « L’école est finie » en 1963 pour ne citer que cette chanson (car il y en a tellement) et a terminé les années 70 en beauté avec le groupe B. DEVOTION avec le tube planétaire « Spacer » en 1979. Ma grande sœur, Muriel, de trois ans mon aînée, avait des disques de Sheila. Mes parents l’aimaient aussi beaucoup et possédaient déjà quelques disques. Sheila passait souvent à la télévision. Je me souviens de certains soirs où ma grande sœur devait nous garder (nous sommes  jumeaux avec ma sœur Véronique), j’allais en rampant à 11 ans dans le corridor de l’appartement de mes parents pour voir les émissions de variétés en cachette… Ma sœur me tournant le dos pour regarder la télévision, n’en a vu que du feu… (rires). Mais Sheila a toujours dégagé une aura extraordinaire. Elle m’a souvent touché par son sourire, sa gaieté, son dynamisme… J’ai commencé à crocher un peu dans le courant de l’année 1977 avec les S.B Devotion. Cette transformation fut quelque chose d’incroyable à l’époque, vécue en famille (voir la rubrique « Sheila » sur ce site). Cependant, j’étais encore trop jeune pour m’acheter ses disques. Le 45 tours qui a fait que j’ai ensuite croché est « Glori, gloria »… Là, Sheila est devenue vraiment une artiste que j’ai collectionnée. Je découpais tout, collais tout sur des press-books. Mes petites copines de l’époque devaient être relativement frustrées, car je les invitais pour m’aider à découper des articles dans les journaux et les coller dans mes press-books. J’étais très naïf et ne réalisais pas que je pouvais blesser des gens en me comportant ainsi. J’ai commencé à m’abonner à certains journaux, j’achetais des revues style « Numéros 1 » qui encourageaient  Sheila pour la nouvelle direction qu’elle donnait à sa carrière depuis 1983 avec l’album du virage « On dit… Sheila » comprenant de très belles chansons comme « Tangue au », « Johnny, Sylvie, Cloclo et moi », « Vis-Vas », « Sauve qui peut », etc.… J’avais acheté l’album juste avant de partir avec mes parents en été 1983 en ex-yougoslavie. 15 jours de vacances durant lesquels j’ai pu lire plusieurs revues de « Jours de France » qu’une amie de ma maman avait acheté avant de partir. Il y avait deux numéros qui présentaient Sheila à la une avec son ami de l’époque Carlos. Superbes photos. Je me réjouissais de rentrer, bien que les vacances furent superbes,  afin de pouvoir écouter en boucle ce nouvel album. Ensuite il y a eu la chanson « Le Film à l’envers » que j’avais écoutée pour la première fois chez mes grands-parents maternels que j’affectionnais particulièrement. Ils habitaient, en été, dans un petit chalet situé dans un camping non loin de chez mes parents. Comme nous n’arrivions pas avec mes parents à capter les chaînes françaises avec les antennes de l’époque, j’allais chez mes grands-parents maternels à vélo, car ils avaient les trois chaînes françaises de ce temps : TF1, Antenne 2 et FR3 (France 2 et France 3 sont arrivés plus tard). Sheila était l’invitée du Téléthon. Elle a interprété cette chanson merveilleuse que j’ai  fredonnée sans cesse jusqu’à ce que je puisse me procurer ce disque. Ensuite, en cachette de mes parents, j’ai raclé mon fond de tirelire afin de prendre le train jusqu’à la ville la plus proche, avec, en réserve, une pièce de cinq francs dans ma poche uniquement pour m’acheter ce 45 tours. Je suis rentré ensuite avec le disque sous mon pull (rires). Certainement que ma maman m’aurait permis de l’acheter, mais pas de me rendre seul en train dans une grande ville pour me le procurer J.  Bref,   je pourrais continuer encore longtemps comme ça, mais les chansons de Sheila, et je dirais même le personnage qui est très sympathique et vrai, m’ont accompagné durant toute mon adolescence. Aujourd’hui il m’arrive de racheter des disques que je n’ai pas encore, des revues comme « Podium » de l’époque qui nous proposait chaque mois des posters et des photos somptueuses de l’artiste. Je me rappelle qu’une voisine, copine de ma sœur, achetait chaque mois des « Podium » ou autre « Ok », « Girls » etc… Sheila y figurait très souvent. J’allais tout le temps les lui demander afin de pouvoir les lire également, chose qu’elle faisait bien gentiment. La revue coûtait Fr. 5.-, ce qui n’était pas rien à l’époque.

Comment appréhendes-tu la scène et comment te prépares-tu à chanter devant un public qui n’est pas acquis?

Avec la boule au ventre (rires). Avant chaque concert, j’ai vraiment des crampes à l’estomac, le trac comme on dit. Mais il ne dure jamais très longtemps. Quelques fois, selon l’ampleur du concert, j’en deviens presque malade. Je me suis souvent demandé pourquoi, comment faisaient les autres, si c’était normal ? Mais je crois que ce problème est universel. Une fois le contact établi, il y a tellement de choses qui se passent entre vous et les gens qui vous écoutent, que ça en vaut vraiment la peine. La chose que je fais souvent c’est d’être très bien préparé, venir bien à l’avance sur les lieux du concert, bien répété mon tour de chant ou mon programme et  je suis déjà plus à l’aise. Le trac est là, mais je connais ce que je vais faire. C’est déjà ça (rires).

 
Quel est le plus beau souvenir de concerts que tu as donnés ?

J’ai aimé tous les concerts que j’ai faits.  C’est vrai que dans certains galas, les gens ne viennent pas forcément pour vous écouter, car je ne suis pas connu… Ils viennent dans le cadre d’une association, d’un club ou autres. Ils sont là pour manger, boire, rire. Je sais que certains artistes n’aiment pas cela. Par contre, il faut toujours se dire qu’il y a quelque part dans la salle des personnes qui apprécient ce que vous faites. Et rien que pour eux, ça vaut la peine d’y mettre son cœur et de transmettre l’émotion que vous avez à transmettre. De toute manière, je ne pourrais pas chanter sans y mettre mon cœur. C’est ainsi. Je le vois lorsque les gens viennent vers moi à la fin de la soirée et me disent qu’ils ont été touchés par telle ou telle chanson. Ca me fait vraiment plaisir. Ceci dit, il y a un lieu très important pour moi. C’est le home de « Mon Repos ». Les personnes âgées sont très attentives à la musique. En même temps, certaines chansons peuvent les toucher tout particulièrement. Une amie à moi m’a dit que les personnes âgées étaient plus fragiles au niveau des os et que, de ce fait, beaucoup plus sensibles à la musique. Cela fait plusieurs fois que j’ai la chance d’aller à la rencontre des pensionnaires de cet établissement. Je reconnais des visages et je vois des sourires, des larmes, des sons qui s’émanent de certaines personnes et je peux vous dire que l’émotion est au rendez-vous. Je prends quelques chansons anciennes comme « Mets du feu dans la cheminée » que toute la salle reprend ensuite ! Mais c’est une bouffée d’énergie, de chaleur humaine qui vous revient en plein visage et c’est tellement émouvant qu’il m’est arrivé à ne plus pouvoir sortir une note tellement j’en étais touché. J’affectionne beaucoup les personnes âgées se retrouvant dans ce genre d’établissements,  parce que peut-être elles sont plus attentives à ce que vous chantez et moins occupées à penser ou à faire mille et une choses comme c’est le cas souvent dans notre société.

 

Je t’ai vu plusieurs fois chanter en public. Pourquoi faire un disque alors que tu prends tellement de plaisir à chanter spontanément devant des gens? Qu’est-ce qui t’a poussé à enregistrer un disque maintenant?

J’ai découvert les studios d’enregistrements lorsque j’avais 14 ans avec le groupe Déclic. Eric, Pierre-Alain et moi formions ce groupe. Nous avions déjà chanté ensemble sous le nom de The Single pour diverses manifestations en 1983. Nous avons décidé d’enregistrer un disque avec Pietro Silvestri sous label Carrère. Pietro Silvestri nous a fait connaître le studio de Dom Torche où nous avons enregistré nos deux premières chansons : « Si tu le voulais » et « Love is ».  Madame Georgette Gugger s’occupait d’enfants handicapés atteints de myopathie. Hormis le fait que nous avons versé tous les bénéfices de la vente de ces disques et des spectacles qui ont suivi pour les enfants myopathes (pas pour la recherche mais pour leur offrir un séjour annuel à l’Europa Park en les accompagnant et en s’occupant d’eux durant un week-end), j’ai pris beaucoup de plaisir en  studio. C’est un univers extraordinaire qui n’a rien à voir avec les concerts ou le contact avec le public, mais où j’ai le désir de m’épanouir complètement, car le son est parfait, travaillé et la voix posée, mixée etc… J’aime la perfection, je crois que tout le monde l’aime.  Contrairement à certaines personnes, j’aime beaucoup entendre  ma voix. Et je ne le dis pas par prétention. Certains aiment ma voix, d’autres pas. Mais c’est mon plaisir de pouvoir chanter en studio et de pouvoir m’écouter ensuite. J’ai renouvelé l’expérience avec le même groupe avec deux autres 45 tours dont le premier des deux, « La vie à deux » et « Hymne à la vie »  était classé dans les 20 premières ventes de disques en Suisse romande. J’en était vraiment très fier à l’époque  (rires…). Ensuite j’ai à nouveau pu vivre une expérience en studio avec le groupe « Eden » en 1993 en compagnie de Bernadette, Claudine, Frédéric et Daniel. 14 chansons merveilleuses où j’ai chanté quelques solos, mais dans lesquelles aussi j’ai eu tant de plaisir à faire des chœurs pour soutenir d’autres solos.  Une très belle expérience. La suite ce fut en 2005 avec des essais dans le nouveau studio de Dom Torche pour me tourner ensuite vers Marc Champod qui m’a bluffé par son professionnalisme et sa sensibilité. C’est un Artiste avec un grand A majuscule.

Comment fait-on pour enregistrer un disque?

C’est tout simple. Il faut tout d’abord avoir  un profond désir en soi de le faire. J’ai envie de faire un disque pour qu’il reste une trace de la voix que j’ai reçue en cadeau durant ma vie. Pour mes enfants, mes petits enfants, mes proches mais aussi pour moi. Je ne suis pas un bon footballeur, ni un bon mécanicien, par contre je sais chanter. Pourquoi ne pas valoriser le talent que j’ai ? Comme  j’aime m’écouter chanter, je le fais aussi pour me faire plaisir (rires). Ensuite, c’est de travailler avec des pros qui partagent la même passion que vous. Mais il faut trouver vraiment les bonnes personnes car vous pouvez vite être découragé par des gens qui ne sont pas toujours sincères dans ce milieu.

 

Pourquoi as-tu choisi d’enregistrer ton disque dans le studio de Marc Champod à l’ ALZAC Studio?

Marc Champod est une rencontre merveilleuse. Vraiment c’est une personne que j’apprécie au plus haut point et que je respecte grandement. De voir tout ce qu’il a réussi à faire par lui-même depuis le début de l’aventure de l’Alzac Studio, force l’admiration, mais il vous en reparlera lui-même. Marc est vraiment quelqu’un de déterminé, quelqu’un de doué et par-dessus tout c’est un Artiste. C’est une personne en plus qui sait rire. Il a beaucoup d’humour et est véritablement à votre écoute. Il est perfectionniste aussi et vous guide dans le travail de studio. Il vous donne l’envie d’avoir envie comme dirait Johnny Hallyday. C’est très appréciable, vraiment.  

 

Quels sont tes projets à court et moyen terme ?

 

A court terme deux concerts au mois de mars 2006. L’un donné à Mon Repos à la Neuveville grâce à Conradine Cattin, l’autre donné à Grolley, pour une soirée organisée par un club de football.  Deux autres concerts privés ensuite l'un à Villars-Sur-Glâne et un autre pour un camps de ski. Ensuite il y aura dans le courant de juin 2006 la sortie de mon album « Les yeux du cœur » dont je reparlerai prochainement et également un concert donné à Bercy à Paris en juillet 2006 avec le groupe que je vais intégrer normalement en mars-avril 2006.

Propos recueillis par Valdete Seferi le 22 janvier 2006

Une interview sera préparée en vue de la sortie prochaine de l'album "Les Yeux du Coeur".